Tout comme les français, les roumains ont l’habitude de prendre 3 repas par jour, petit-déjeuner (“mic dejun”), déjeuner (“prânz”) et diner (“cina”). Les roumains sont le seul peuple latin de confession orthodoxe. Une différence à noter est que le fromage (“brânză”), quant à lui, est toujours servi en apéritif, donc au début du repas, tout comme le digestif, l’eau-de-vie traditionnelle (“țuică”).
Ils respectent ainsi des périodes de carême (beaucoup plus nombreuses que chez les catholiques), et consiste principalement à ne pas consommer de protéines d’origine animale. Par conséquent, la gastronomie traditionnelle est riche des nombreux plats végétariens, et pour une kyrielle de recettes il existe également une variante végane.
Le petit-déjeuner est essentiellement salé, composé de pain , d’œufs – durs, en omelette, au plat ou pochés -, de yaourt, de beurre, de charcuterie, de fromages, de légumes crus et éventuellement de miel ou de confiture, à coté des boissons chaudes.
Au déjeuner, il est habituel de commencer avec une soupe aigre (“ciorbă”), puis d’enchainer par un plat cuisiné à base de viande ou de poisson, accompagné de féculents comme des pommes de terre ou du riz, et d’une salade de légumes (souvent marinés). Il se conclut par un dessert, souvent un papanaș, ou une simple salade de fruits. Pour déjeuner sur le pouce, l’influence orientale se fait ressentir fortement avec la shawarma (équivalent du kebab que l’on trouve en France), fast-food très prisé.

Le diner s’articule généralement autour d’une salade, ou d’une grillade. Deux tendances modernes se font remarquer : manger tout ce qu’on aurait voulu manger en journée, pour défouler son stress, ou manger très léger comme partie d’un éternel rituel amincissant pour ceux qui tiennent un perpétuel régime.
En temps festifs, entre la soupe et le plat principal, des salades spéciales font leur apparition sur les tables des roumains : certaines hérités des russes (« salata de bœuf », « salata à la russe »), des grecs (« salata de vinete », « salata de ciuperci »), ou des turcs (« salata orientala »), elles sont toutes assez copieuses et souvent riches en mayonnaise. Le plat qui rend tout repas festif sont les « sarmale », feuilles de chou ou de vigne farcis de viande et mijotés longuement au four. Ensuite, au moins un dessert à partager couronne la rencontre, sans oublier une éventuelle brioche festive, le célèbre “cozonac” .


